Aujourd'hui je me suis fait virer.
Ca m'a fait un peu chialer dans la rue. J'avais comme envie de me saigner pour voir la couleur du sang. En même temps j'ai trouvé ça assez théatral et beau quand il m'a dégagé et que j'ai dit au revoir aux filles avec les larmes aux yeux.
Le pire c'est que je m'en voulais terriblement sur le moment. L'impression d'avoir bien merdé. Il m'a dit que je me compliquais la vie et celle des autres. Pourtant, à part faire la gueule récemment pour licenciement prévu je n'ai rien fait de mal et j'ai fait le travail consciencieusement.
Le patron m'a eu par les sentiments pour obtenir ce qu'il voulait puis m'a dégagé violemment.
J'avais besoin de marcher pendant longtemps après.
Ca va mieux maintenant.
ou si peu...
jeudi, juillet 21, 2005
Un jour pas comme les autres
lundi, juillet 18, 2005
Larfeuille
Aujourd'hui, une jeune femme très gentille qui s'apelle Assia est venue me rendre mon portefeuille que j'avais perdu dans le train.
Je l'ai invité à prendre un verre d'eau à la maison. Elle s'était déplacée jusqu'à la maison alors qu'elle habite Suresnes.
Elle était vraiment gentille.
Et je me sentais bien con.
dimanche, juillet 17, 2005
mardi, juillet 12, 2005
Dîner
Après le travail aujourd'hui et une fois arrivé à la maison je me suis rendu compte que j'avais oublié mes clés au bureau.
J'étais en train d'appeler ma famille pour de l'aide quand le vieux voisin un peu mystérieux m'a proposé son aide et même l'hébergement:
Il a dit: "J'ai plein de chambre vides dans la maison, vous pouvez même dormir chez moi."
Je lui ai dit que non merci mais que mon père allait rentrer.
Finalement je suis resté un peu dans mon jardin avec mon chat après avoir escaladé la grille et puis je me suis dit que c'était bête de rester tout seul alors que le voisin devait s'ennuyer dans son grand chateau de Saint Cloud.
Alors je suis allé sonner.
Il m'a dit j'arrive je suis dans la douche.
C'est une jeune femme un peu bizarre qui m'a fait entrer. Elle "travaille" pour le voisin, enfin elle vit avec lui.
Moi je pense qu'il la paie pour avoir de la compagnie et s'occuper de tout dans la maison. Le voisin est très riche et elle ça doit l'arranger de vivre dans le chateau même si ça ne doit pas être marrant, même si le voisin a l'air gentil.
Je suis resté un peu à discuter de riens avec la jeune femme un peu bizarre puis le voisin est descendu et on mangé la soupe ensemble dans le jardin.
Finalement le chateau est aussi simple à l'intérieur que chez mes parents.
Le voisin m'a parlé de ses enfants, de l'Algérie. Que ça avait été dur de partir.
Qu'il avait fait la guerre, qu'il avait fait le débarquement de provence, qu'il s'était batu en Italie puis qu'il avait été jusqu'en Autriche. Et qu'il était fier de tout ça.
et moi je lui ai bien posé les questions, et il était gentil.
Un peu comme un grand père et son petit fils.
Sauf que lui il avait déjà des arrière petits enfants.
On a aussi parlé du Brésil qui est un beau pays, il m'a servi du bordeaux et on discuté aussi de la guerre tout ça.
Je suis parti en disant bien merci, en disant qu'il avait une belle fontaine même si il n'y avait plus d'eau dedans, il m'a montré son potager et je lui ai même demandé son prénom en partant.
Maintenant on est potes.
vendredi, juillet 08, 2005
Adulte
J'ai eu ma lettre de licenciement.
J'ai jusqu'à vendredi prochain pour sauver ma peau.
Prendre le statut d'adulte c'est accepter d'être vulnérable.
Je n'aurais jamais imaginé que la lutte serait si dure.
Ce soir je fais la fête.
mardi, juillet 05, 2005
Wayaya
Wayaya la la celle là
m'a sauvé
avec sa peau cuivrée.
Sous les étoiles
Toutes les beautés
Les gens veulent être aimés.
Animaux apeurés dans le fossé
Cherchant un endroit où poser la tête.
lundi, juillet 04, 2005
Soul for Sale
Week End à l'île de Ré avec la jeunesse dorée.
J'aurais aimé me reposer un peu. Ca a été plus fatigant que le travail.
Tout le monde à la recherche d'un instant de chaleur ou d'amour improbable.
Des filles qui passent pour un soir pour repartir de sitôt. Heureusement qu'il y a les filles quand même pour relever le niveau général.
En comparaison, nous étions tous tellement dans l'arrogance de mâle, la provocation et la compétition que le climat n'a permis aucune rencontre valable.
Il DOIT y avoir une justice pour que de petits cons blasés et arrogans comme nous se sentent si vides.
Avec mon ami Vincent on s'est quand même un peu amusés avec les bigornaux et philosophés sur notre condition.
On a aussi fait une séance de Chi Qong tous à poil dans le jardin. Ca a un peu calmé les esprits en nous rappelant qu'on est tous foutus pareils.
Il n'empêche que nos corps restent tourmentés par la quête d'un(e) partenaire.
Le point positif: redécouvrir son corps sous l'eau et le soleil.
Repris confiance dans ma carcasse et me donne de confiance pour affronter cette semaine dans un bureau à Paris.



